Le code LfPC (Langue française Parlée Complétée) est un code manuel qui se fait près du visage et qui permet de différencier les sons de la langue française.

*…plus de détails dans le livre….

Idée reçue : « les sourds sont aussi muets ». FAUX. La surdité ne touche pas les cordes vocales. Les enfants qui ont un projet LPC parlent, ils apprennent ou ont appris avec une orthophoniste.


Idée reçue :  une personne sourde sait lire sur les lèvres. FAUX. Lorsqu’on lit sur les lèvres, on obtient seulement 30% du message. Autant dire que c’est très peu. Il est alors difficile de suivre une conversation et d’y participer. De plus c’est très fatigant car il faut que la personne sourde reste très concentrée, en se demandant systématiquement si elle comprend bien de quoi retourne la discussion.

En effet, il existe beaucoup de sosies labiaux. Par exemple : poule, boule, moule. La forme de la bouche se trouve être exactement  la même pour les 3 mots ! La LfPC est donc là pour les différencier. Elle rend visible tous les sons de la langue française grâce à un code manuel qui se fait près du visage. (Attention, non ce n’est pas de la langue des signes !)


L’enfant qui décode se trouve alors soulagé car il n’a plus à faire appel à sa suppléance mentale pour comprendre. Il peut ainsi obtenir toutes les informations de façon précise, sans ambiguïté.

En associant une consonne à une voyelle, on forme des syllabes. Ainsi, syllabe par syllabe, tout peut être codé! La LfPC permet donc aux personnes sourdes de recevoir tous les messages oraux plus facilement.

ici : le -ch- avec le -a- pour former la syllabe -CHA-
puis le -t- avec le -on- pour former la syllabe -TON-
cha+ton = chaton

La codeuse LfPC en classe

Une codeuse c’est quoi? Non ce n’est pas une machine, et ce n’est pas non plus une personne qui fait de la programmation informatique!

Une codeuse est une professionnelle de la surdité qui intervient auprès des enfants sourds et qui transmet tous les messages oraux à l’aide du code LfPC afin d’accompagner au mieux les élèves dans leurs apprentissages.


Elle peut intervenir en milieu ordinaire, comme dans l’histoire de Tom Apadouïe. Elle retransmet alors tous les messages de la classe (le discours de l’enseignant, les échanges entre les élèves ainsi que toute intervention extérieure). La codeuse s’adapte bien évidemment au niveau de décodage de l’enfant, mais aussi à son niveau de langue. De ce fait, elle est amenée à adapter le message qu’elle transmet (reformulations, utilisation de synonymes, phrases plus courtes, supports imagés, communication totale, désignations, pointages…).

La codeuse est souvent désignée comme étant « les oreilles » de l’enfant sourd et s’applique à lui redonner le message le plus fidèlement possible pour que ce dernier puisse aisément participer à la vie de classe avec tous ses camarades.

*Une codeuse peut intervenir en classe auprès d’un enfant sourd dès la maternelle et pendant toute la scolarité. Elle peut aussi intervenir auprès d’adultes, généralement pour des conférences ou des réunions de travail.